Dompter le changement 101

Dompter le changement 101

Le changement, c’est l'exemple le plus concret d'une relation amour-haine qui me vient en tête.

On dit qu’on en veut.
On dit qu’on est prêt(e)s.
On fait des vision boards, des plans, des “cette année, c’est la bonne”.

Pis dès que ça commence pour vrai…

MAYDAY!!! MAYDAY!!! V'NEZ M'AIDEEEEEEEEER!!!

Right?


Le cerveau déteste ne pas savoir

Ton cerveau, lui, il aime ça quand c’est prévisible. Les routines habituelles. Les repères fixes dans le temps et l'espace. Les zones connues et reconnues.

Même si c’est pas parfait, même si t’es un peu tanné(e): c’est confortable.

Le changement, lui, il arrive, flip la table et dit : « Yo les jeunes! On scrap tout ça! »

Pis ton cerveau répond : « Euh non. Que nini. Merci mais non merci, je vais rester ici avec mon anxiété familière. Not today satan. »


Le problème, c’est pas le changement

Si c'était juste de lui, il serait le bienvenu. C’est son BFF inconnu qui vient avec qui gosse...

Parce que le changement, en soi, il peut être bon.

Nouveau projet.
Nouvelle étape.
Nouvelle version de toi.

Mais entre le point A pis le point B?
C’est le néant.

Pis ça, ça gosse. Je viens de le dire.


On veut du contrôle… mais on en a pas tant que ça

On aimerait donc ben ça avoir un GPS de vie, right?

“Dans 200 mètres, votre crise existentielle sera résolue.”
“Tournez à droite vers votre version améliorée.”

... qu'il dirait de sa petite voix de domestique blasé. 

Mais non.

C’est plus du genre :
“LOL,.............................. bonne chance avec ton exploration Dora!” (Et il sonne étrangement comme Bart Simpson...)


Transformer le changement en terrain de jeu 

Ok, je sais. Ça sonne comme un post LinkedIn écrit par quelqu’un qui médite à 5h du matin, mais reste avec moi encore un peu.

Au lieu de voir le changement comme un mur, tu peux essayer de le voir comme… un terrain.

Pas maîtrisé. Avec des mauvaises herbes partout.
Pas clair. Pas moyen de dire la ligne de la frontière est où.
Mais ouvert.

Un endroit où tu peux tester, essayer pis te planter sans que ça soit la fin du monde.


Concrètement, ça veut dire quoi?

  • Arrêter de vouloir tout comprendre avant de commencer.

  • Tester des petites affaires au lieu de planifier pendant 3 semaines.

  • Accepter que “pas sûr(e)” est une étape normale.

  • Respirer entre deux décisions au lieu de vouloir tout régler d’un coup.

C’est moins sexy qu’un plan parfait.
Mais c’est pas mal plus réaliste.


Pis si ça marche pas?

Ben… t’ajusteras! Les plans, c'est fait pour être changés, non?

C’est ça le bout que personne aime. Mais c’est aussi ça qui fait que tu avances.

Pas parce que t’avais le plan parfait.
Parce que t’as bougé pareil.


Le verdict

Tsé les semaines entre deux saisons, quand c'est pu vraiment l’hiver mais pas encore le printemps non plus? L'entre-deux un peu weird qu'on sait jamais comment s'habiller?

Ben le changement, c'est un peu comme ça.

Pas confortable.
Pas clair.
Mais plein de potentiel pareil.

Pis honnêtement, apprendre à être bien là-dedans c’est probablement une des compétences les plus utiles que tu peux développer.

Même si ton cerveau va chialer au début. Parce qu'il va chialer. Il chiale souvent. Mais il finit toujours par s'habituer.

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