On va pas se mentir: le temps des Fêtes, c’est un drôle d’animal.
D’un bord, c’est le moment parfait pour sortir ta plus belle veste en velours et faire semblant que le punch aux canneberges c'est sophistiqué. De l'autre, c’est la saison officielle de Dame Nature en mode polaire et des remarques passive-agressives du type:
« Ouin… ça a pas l'air [polaire] que vous allez être avec nous autres à Noël cette année vu que vous partez pour une semaine dans le sud... » (pis que vous avez réservé sans leur en parler...! Shaaaaaame!!)
Traduction libre: Je vais te faire sentir coupable de me scraper mon temps des fêtes pour les 28 prochaines années.
Moi, j’ai envie de dire: on se calme le pompon, les traditions, c’est pas un contrat signé avec ton sang.
Les traditions, c’est beau… jusqu’à ce que ça devienne un fardeau
J’adore les traditions. J’en ai plein: celles de ma famille, celles que j’ai prises par la bande, celles que j’ai créées avec ma propre gang… etc.
Et oui, quand tu fais quelque chose cinq ans de suite, comme ton calendrier de l’Avent artisanal cousu main avec des petites surprises instagramables… ça se peut que les enfants s’attendent à revoir ça l’année suivante.
Pis l’autre.
Pis l’autre.
Pis là tu te retrouves à gérer une PME de bonbons et de bricolage sans t’en être rendu.e compte.
Mais il y a une nuance essentielle: une tradition ne devrait jamais te mettre sul carreau.
Le jour où ça vire en obligation, le plaisir fait ses valises et sacre son camp. Allez simple pour le Mexique!
T'as eu un automne rough? T’as pas eu le temps/idée/énergie mentale pour coudre 24 petites poches décorées?
Un calendrier du magasin ça fait aussi la job.
T’as pas à te fouetter avec une branche de sapin pour ça.
Les traditions qui ne t'allument plus… ben, elles peuvent prendre le bord
Il existe des traditions qu’on perpétue juste parce que « ça a toujours été comme ça ».
Traduction: tu trimbales des habitudes des années 80 pour faire plaisir à tout le monde... sauf toi.
Si ça te fait ni chaud ni froid, si tu le fais juste pour éviter de « faire de la peine » ou encore pire, si ça te draine… t'as le droit de flusher ça dans le drain, justement.
Et si quelqu’un est fâché de ça?
C’est à eux de se gérer, pas à toi de sacrer ton bien-être en dessous de la grosse pile de manteaux qui empeste le parfum de matante. Pis si y'ont pris une trop grosse dinde, ben ils auront des restants jusqu'au 7 janvier ou ben ils mettront à congeler!
Le marathon des partys: selon ton niveau d'énergie
Entre les soupers, les soirées, les partys d’amis, les partys de job, les brunchs, les visites…
tu peux vite te retrouver avec un horaire de ministre, mais sans le salaire qui va avec.
Mais si t’as eu un mois de décembre de fou pis que tes trois maigres jours de congé entre Noël et le Jour de l’An, tu veux les passer en mou, à alterner entre dormir pis rien faire, c'est aussi legit.
Recharger ses batteries, c'est important aussi!
Le verdict
Si ça prend quelqu’un pour te donner la permission de revoir tes traditions…
ben je viens de le faire!
Cette année, t'as le droit de:
- Choisir ce que tu gardes.
- Lâcher ce qui t’épuise.
- Dire non.
- Te choisir.
Considère ça comme ton ménage annuel des Fêtes: les traditions qui TE font plaisir restent, les autres retournent dans le bac pis tu verras l'année prochaine.
Comme un plat Tupperware quand tu trouves plus son couvercle...!
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Crédit image: neelam279 sur Pixabay
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