Y’a toujours UNE affaire que tu sais que tu devrais faire.
Pas demain. Pas “quand tu vas être plus motivé.e”.
Genre… là làaaaaaaaaa. Même sans l'accent du Lac.
Pis pourtant, mystérieusement, tu commences par :
Réorganiser le tiroir des ustensiles.
Répondre à un sondage que t'as reçu par courriel.
Laver ton comptoir pour la 3e fois.
Regarder un reel sur “5 façons d’être productif”, avant d'en enligner 4-5 de chats ou de lapins.
Classique.
La fameuse grenouille
“Manger sa grenouille”, pour les deux du fond qui écoutaient pas, c’est un concept ben simple développé par l'auteur Brian Tracy (un p'tit gars natif de l'Île-du-Prince-Édouard, mais avant le pont) :
Tu fais en premier la tâche la plus importante (et souvent la plus plate).
Celle que tu repousses (et qui te repousse).
Celle qui te fatigue juste à y penser.
Mais aussi celle qui ferait une vraie différence si elle était faite.
En gros :
tu règles le nerf de la guerre avant de partir en side quests moins utiles.
Pourquoi on fait tout sauf ça?
Parce que ton cerveau est un petit opportuniste paresseux. Ouep, je viens de le dire pis je l'assume!
Il préfère :
Les tâches faciles
Les petites victoires rapides
Les affaires qui donnent (faussement) l’impression d’être occupé(e)
Plier du linge?
Satisfaisant.
Faire un appel difficile?
Ton cerveau préfère littéralement fixer un mur blanc pis se demander pendant 8h si c'est blanc blanc, ou crème... ou perle...
Le piège du “je suis occupé.e”
Tu peux passer une journée complète à faire des affaires sans rien faire avancer de concret. Pis à la fin, t’es brûlé.e pareil.
Mais pourquoi donc?
Être occupé(e), c’est pas la même chose qu’avancer.
Mais bon, c’est plus confortable de cocher 12 petites tâches que d’en faire une qui compte vraiment.
Ton cerveau aime ça se sentir productif… même si tout le monde voit clair dans son jeu.
La magie plate des priorités
La vérité plate (mais utile) : si tu fais juste UNE affaire importante dans ta journée,
t’as déjà gagné.
Pas besoin d’un système complexe.
Pas besoin d’une to-do list longue comme un roman de Tolkien.
Juste une grenouille.
Une.
Mais la bonne!
Concrètement, ça ressemble à quoi?
- Identifier LA tâche qui ferait le plus de différence
- La faire en début de journée (avant que ton cerveau commence à négocier pis que toi t'aies pu l'énegie de t'obstiner avec)
- Accepter que ça sera pas agréable
- Résister à l’envie de “juste faire une petite autre affaire vite vite avant” (t'as le droit de mettre une carotte au bout de ton bâton aussi, ou une palette de chocolat, selon les goûts!)
Spoiler: cette petite affaire-là va se multiplier plus vite que 2 souris laissées sans surveillance pendant 20 min et devenir 14 autres affaires, c'est garanti.
Pis après?
Après, tout devient plus léger.
Même si le reste de ta journée part en cou.... vrille, t’auras déjà fait le plus important.
Pis ça, ça change le feeling solide.
Moins de culpabilité.
Moins de stress diffus.
Moins de “j’ai donc ben rien fait aujourd’hui”.
Transformation par le quotidien (même si ça sonne pas trop glamour)
On pense souvent que les gros changements viennent des grandes décisions. Ben désolée de te décevoir mais dans la vraie vie, ça vient plus souvent qu'autrement de ce que tu fais chaque jour, même quand ça te tente pas.
Manger ta grenouille aujourd’hui.
Pis demain.
Pis après-demain.
C’est plate.
C’est répétitif.
C’est zéro pis une barre pour une danse Tik Tok.
Mais c’est efficace en maudit!
Le verdict
Si ta vie te semble chaotique, c’est peut-être pas tant parce que t’en as trop à faire (quoique possible aussi), mais peut-être parce que tu fais pas les bonnes affaires en premier.
La grenouille, elle va pas disparaître comme par magie.
Elle t'attend. Elle te watch. Pis plus t’attends, plus elle devient grosse, la maudite!
Fait que demain matin, avant de te lancer dans ton festival des micro-tâches, regarde ta liste.
Spot ta grenouille. Pis mange-la. One shot, comme si y'avait pas de lendemain.
Même si t’as pas de ketchup.
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